L’Entretien avec Tom Faber – l’abstrait, son terrain de jeu

Troisième publication de la rubrique « LEntretien » et cette fois-ci, Art Work Circle est allé à la rencontre du photographe luxembourgeois Tom Faber. Une invitation pour pénétrer dans son univers artistique. 
Les œuvres de Tom Faber sont disponibles à lachat et à la location sur Art Work Circle depuis juillet 2021.
Tom Faber

Présentez-vous en quelques mots.

Je travaille dans la photographie depuis 2009.
J’ai un bachelier en « Mediendesign » que j’ai obtenu à l’université de Cologne, en Allemagne. Je travaille beaucoup sur la photographie abstraite car elle permet à chaque personne d’avoir une interprétation différente, en fonction de ce qu’elle voit ou ce qu’elle ressent. Pour moi, il n’y a pas une seule façon de voir une œuvre mais une infinité. En parallèle, je suis enseignant dans une école fondamentale. 

Quand et comment êtes-vous entré en contact avec lart ?

Je suis rentré en contact avec l’art assez tôt car ma mère est aussi une artiste, c’est une peintre. Lorsque j’avais 6 ans, je l’accompagnais pour ses cours à l’Académie Européenne des Beaux-Arts à Trèves. Cela a été mes premiers contacts avec un pinceau et une toile.

À 16 ans, j’ai acheté mon premier reflex et j’ai découvert la photographie à force d’expérience.
En 2009, j’ai organisé ma première exposition.
Ensuite j’ai travaillé pour le magazine « REVUE S.A » en tant que photographe indépendant.
De 2010 à 2013 et en 2017, j’ai participé au Salon du Cercle Artistique de Luxembourg (CAL). Depuis 2013, j’en suis devenu un membre titulaire.

Parlez-nous de votre démarche artistique.

Normalement, je cherche d’abord un style ou une thématique qui m’intéresse.
Par exemple, je travaille beaucoup avec la glace et j’utilise également beaucoup d’objets que je trouve chez moi. En ce moment, je m’intéresse surtout aux couleurs, notamment à l’encre acrylique que je dissous dans de l’eau, cela me permet d’expérimenter de nouvelles méthodes.
J’aime aussi jouer aussi avec les contrastes

Où trouvez-vous votre inspiration ?

Avant j’étais fort inspiré par la nature ainsi que le noir et blanc. Notamment avec des reliefs que je retravaillais sur l’ordinateur jusqu’à ce qu’on ne reconnaisse plus l’élément principal de la photo. De cette manière, lorsqu’une personne regardait l’œuvre terminée, elle ne pouvait pas déterminer l’élément de base, elle devait donc laisser libre cours à son imagination. C’est ça que j’aime, de laisser la liberté totale d’interprétation aux gens.
Aujourd’hui, je trouve mon inspiration grâce aux couleurs.
Je visualise d’abord à l’œil nu et ensuite je retravaille ces couleurs avec mon appareil photo.

Quel(le) message/émotion souhaitez-vous transmettre à travers vos oeuvres ?

Un message est souvent difficile à transmettre. Je ne fais pas d’art pour transmettre un message mais plutôt pour transmettre une émotion.
Excepté quand je suis parti en Asie du Sud-Est où j’ai voulu dénoncer la pauvreté. À travers mes photos, j’ai voulu partager le côté plus sombre que les touristes ne voient pas forcément.
Mais normalement, je préfère partager des émotions telle la joie.

Avez-vous un souvenir de création que vous aimeriez partager ?

En 2013, lorsque je réalisais beaucoup d’œuvres en noir et blanc. J’ai décidé d’en réaliser une avec de la « window color » à laquelle j’ai rajouté un peu d’eau pour la fluidifier. Ensuite j’ai placé cette couleur sur une enceinte et j’ai mis de la musique techno avec beaucoup de basse. Grâce aux vibrations, la couleur était expulsée vers le haut et je pouvais réaliser des clichés avec la couleur en mouvement. Le résultat était très aléatoire vu que n’avais aucune emprise dessus. J’ai donc écouté la même chanson pendant des heures et des heures. Aujourd’hui, je ne pourrai plus l’entendre (rire).

Si vous deviez choisir UNE oeuvre dont vous êtes le plus fier ? Pourquoi ?

C’était une des trois œuvres que j’ai présentées au jury du salon du CAL (Cercle Artistique de Luxembourg) en 2010. Cette œuvre, que j’ai nommé « Icecold », est une composition de cubes de glace qui sont posés les uns sur les autres. Vu qu’ils sont placés sur un miroir, il y a un effet de profondeur qui se crée. Grâce à cette œuvre, j’ai fait forte impression et j’ai été sélectionné par le jury pour l’exposer lors du salon du CAL. Ça m’a donné l’envie et la motivation de poursuivre mon parcours dans la photographie.

Quels sont vos futurs projets ?

Pour l’instant, j’expose quelques œuvres à la « BitburgArt » (du 16 juillet au 29 août 2021) en Allemagne, avec quelques autres artistes.
Sinon je prépare ma candidature pour le salon du CAL de cette année (du 31 octobre au 14 novembre 2021).
J’ai aussi beaucoup d’idées en tête pour des futurs projets mais pour l’instant il n’y a rien de concret.

  •  Quelle est la première chose que vous avez fait aujourd’hui ? Je me suis servi une tasse de café
  • Quel est le sujet principal de votre travail en un mot ? L’abstraction
  • Vous ne quitteriez jamais votre domicile sans… Mon portable
  • Votre “happy place” ? Dans mon jardin sous le soleil
  • Votre mot préféré ? L’amitié
  • Votre plaisir coupable ? Le café car j’en bois énormément (rire)
  • Quel est votre projet rêvé ? Faire le tour du monde