Biographie

Jamais paresseux, jamais éveillé. Des idées contradictoires, des paradoxes, des traditions opposées, mélangeant subconscient et réalité limitée dans un tourbillon de choses et d’autres. Gilles Kutten a un plan et une vision de la façon dont son travail pourrait prendre vie, mais il perd le fil du processus en rêvant et en étant témoin de la vie quotidienne. Ses dessins détaillés existent en opposition à son déficit d’attention et à ses conflits intérieurs. 

Parcours

Son dessin parle de la vie elle-même, un balayage global qui s’accroche à des manifestations et des observations existentielles non spécifiques ou apparemment d’une importance imminente. Comme un quod libet de rêves et de fantaisies, de peurs et surtout, de la mort elle-même. Mêlant culture pop et mysticisme, ses dessins parlent de beauté et de décadence. C’est un bras de fer sans fin des contraires et un allergène sur l’absurdité et le mystère de l’existence elle-même.

Possédant une maîtrise en arts plastiques, travaillant à temps plein comme professeur d’art, père de deux fils et mari de sa femme, Gilles Kutten voit son art comme une poussée instinctive vers l’épanouissement personnel. Prend du temps dans son essence car il est intemporel dans sa présence. L’égocentrisme de l’acte de création artistique correspond à sa personnalité, au doute de soi et aux traits sociopathiques qui dansent à l’unisson sur un rythme doux syncopé qui représente un mélange d’optimisme et de nihilisme.

Si vous demandez à Gilles Kutten ce qu’il considère être la partie la plus importante de son processus, il vous parlera de son besoin d’inclure l’espace, la plasticité et la corporalité dans ses dessins. Visuellement mais aussi conceptuellement, car l’espace peut être vu comme un vide attendant d’être rempli de sens ou simplement de présence. Géométrie et corps investis dans la création de lieux.

De plus, ses dessins parlent des influences et de l’inspiration qu’il trouve dans la culture du jeu, ayant passé d’innombrables heures dans les réalités virtuelles et dans le neuvième art : de Spiderman aux romans graphiques, des «bandes dessinées» en passant par Taniguchi au manga et à la culture asiatique. Il considère Max Ernst comme l’épicentre de son processus créatif, citant Albrecht Dürer, Neo Rauch, Katsuya Terada et Olivier DZO comme ses principales influences. Curieux de tous les aspects de la vie, il passe des heures à jouer à des jeux de société, à lire des livres, à faire des montagnes russes, à collectionner des objets, à faire de la musique électronique et à regarder les gens et le monde tourner.

 

2011 – 2022

  •  Professeur d’éducation artistique

2002 – 2006 

  • Université Marc Bloch Strasbourg, Master en Arts Plastiques

Expositions

2022

  • Konschthaus op der Gare, Clervaux

2017

  • Schauwenbuerg, Bertrange

2016 

  • « The Moan » Cubes, Rotondes, Luxembourg

2015 

  • M-Art-Um Expo, Machtum

2014-2019 

  • Troc’N’Brol, Rotondes